Le puissant général iranien, Qassem Soleimani, et le numéro deux de la coalition de paramilitaires pro-Iran intégrée à l’Etat irakien (Hach al-Chaabi), Abou Mahdi Al-Mohandes, ont été tués tôt ce vendredi dans une frappe américaine contre leur convoi à l’aéroport international de Bagdad.
Le pentagone a confirmé avoir mené l’attaque sur ordre du président Donald Trump qui a tweeté l’image d’un drapeau américain.
Trois jours après que l’ambassade américaine à Bagdad ait été la cible de manifestants irakiens pro-Iran, Les Etats-Unis ont réagi afin de dissuader l’Iran de tout projet d’attaque.
En plus du général Qassem, huit personnes, au moins, auraient été tuées dans ce bombardement par des hélicoptères américains.
Si des sénateurs républicains tels que Marco Rubio, Lindsay Graham se montrent satisfaits de cette attaque, les démocrates affichent plutôt une attitude tout à fait contraire. Selon Joe Biden, le candidat à l’investiture démocrate à la présidentielle, “le président Trump vient de jeter un bâton de dynamite dans une poudrière”.
Côté Iranien, des appels à la vengeance
Figure emblématique des forces iraniennes, la mort du général Soleimani a été confirmée par les Gardiens de la révolution iraniens dans une déclaration lue à la télévision d’Etat iranienne.
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a décrété trois jours de deuil national suite à la mort de Qassem et a déclaré qu’une terrible vengeance attend ceux qui ont assassiné le général.